La prestation compensatoire est une somme d'argent versée par un époux à son ancien conjoint afin de compenser la chute de son niveau de vie qui s'est créée à la suite de leur divorce.

L’octroi d’une prestation compensatoire est possible quel que soit le cas de divorce et même pour celui contre lequel le divorce est prononcé aux torts exclusifs.

Les critères à prendre en considération sont :

- le critère de dévolution sociale : critère fondé sur le choix de l’époux d’avoir sacrifié sa vie au conjoint,

- le patrimoine estimé ou prévisible,

- les droits existants ou prévisibles…

Le juge peut refuser d'accorder une telle prestation si l'équité le commande au regard des circonstances particulières de la rupture. 

La prestation compensatoire doit préserver suffisamment les intérêts des époux et des enfants.

Le paiement de la prestation compensatoire, en cas de décès du débiteur, n’est pas due par les héritiers, mais par la succession, c’est-à-dire sur l’actif successoral et elle doit impérativement être convertie en capital au moment du décès : les héritiers peuvent opter à l’unanimité, de maintenir les modalités initiales et de ne pas convertir en capital,  mais attention, cette option doit impérativement figurer dans un acte notarié.