1) Le divorce par consentement mutuel, deux solutions : 

-Soit les époux peuvent consentir mutuellement à leur divorce par un acte sous seing privé qu'ils signent et qui est contresigné par leurs avocats respectifs au cours d'un rendez-vous commun qui se tient obligatoirement après un temps de réflexion de quinze jours après avoir reçu (par RAR) le projet de convention.

Attention : cette forme de divorce n’est pas reconnue dans tous les pays.

-Soit leurs enfants, demandent à être entendus par le juge.

Dans ce cas, le divorce peut être demandé conjointement par les époux s'ils s'entendent sur la rupture du mariage et ses effets, en soumettant au juge une convention réglant les conséquences du divorce. La requête ne peut être déposée qu’une fois tous les accords finalisés, y compris la liquidation du régime matrimonial (ce qui nécessite d'aller chez le notaire avant s'il y a un bien immobilier).

Le juge s’assurera de la réelle volonté des époux et du caractère libre et éclairé de leur consentement. Avec l’accord des parties, il peut faire supprimer ou modifier certaines clauses de la convention et il peut refuser l’homologation si l’intérêt des enfants ou des époux est insuffisamment préservé.

2) Le divorce sur acceptation du principe de la rupture dit « divorce accepté » :

Il peut être demandé par la requête de l’un ou l’autre ou introduit par requête conjointe. 

Lors de l'audience de non conciliation, le juge peut prononcer le divorce en constatant le simple accord de principe des époux sur la rupture du mariage et ses conséquences.

L’assistance de l’avocat est obligatoire pour, lors de l’ordonnance de non conciliation, donner son consentement libre mais irrévocable d’acceptation du principe de la rupture.

L’acceptation n’est pas rétractable, même par la voie de l’appel, a toujours un caractère définitif et la seule procédure de rétractation sera toujours le vice du consentement.

A défaut d'accord des époux sur les conséquences du divorce, le juge peut prononcer le divorce et renvoyer les parties à assigner pour discuter des conséquences du divorce.

3) Le divorce pour altération définitive du lien conjugal : 

Condition : la cessation de la vie commune doit avoir eu lieu pendant un délai continu de deux ans avant l’assignation avec un aspect matériel : l’absence de cohabitation et un aspect psychologique : une volonté de rupture. Le point de départ peut se prouver par tous moyens.

Lorsque la condition de délai de 2 ans est remplie, le juge n’a aucun pouvoir d’appréciation et le divorce doit donc être prononcé.

L’époux en demande ne peut pas solliciter de dommages-intérêts mais le défendeur le peut. 

4) Le divorce pour faute :

Condition : pouvoir faire état d'une faute avec des éléments (écrits) à l'appui.

A savoir : Le divorce peut être prononcé aux torts partagés et l'existence d'une faute du conjoint n'empêche pas que l'on puisse être condamné à régler une prestation compensatoire.